7 588 km les séparent et pourtant une passerelle se construit entre les petits Jugonnais et les Népalais. Une enseignante fait le lien entre les deux pays.

L’initiative

Ils ont les yeux fixés sur la mappemonde et se rendent compte qu’à cinq heures de décalage horaire de chez eux, des enfants de leur âge vont en classe, partagent les mêmes préoccupations, aiment la danse et la musique et jouent au foot et au ping-pong.

Un lien amical est en train de se tisser grâce à l’initiative de leur enseignant, Yann Caoudal, directeur de l’école Saint-Yves.
Il leur a proposé un rapprochement épistolaire et une connexion internet avec l’école d’un orphelinat (ashram) de Katmandou.

Annie Raymond-Lemée, elle-même enseignante, sera le trait d’union entre les deux établissements. De retour de Katmandou où elle a séjourné de mi-septembre à mi-décembre, et où elle retournera en février, elle leur a présenté ce qu’est la vie d’un élève au pied de l’Everest.

Des enfants orphelins ou très pauvres

Créé par Ramchandra Das, l’établissement népalais compte une centaine d’élèves, âgés de 4 à 16 ans. Seize échangeront avec les jeunes Jugonnais.

Annie Raymond-Lemée a distribué des lettres écrites par les jeunes Népalais. Un film où l’on voit des jeunes rieurs et où on les entend chanter pour leurs amis Jugonnais une comptine en français a été projeté. Ainsi, les enfants ont pris connaissance du quotidien de leurs correspondants.
« Quand on arrive là-bas, c’est le total dépaysement. J’avais envie de donner de mon temps autrement à des enfants et je suis partie dans cette région que je ne connaissais pas encore. J’ai découvert des gens philosophes et des enfants très matures, a relaté l’enseignante qui s’est dite, souvent surprise par leur motivation à apprendre et leur aptitude à réfléchir sur leur propre existence. »
D’ailleurs, le message qu’ils ont adressé aux jeunes Français : « Ne soyez pas paresseux. Soyez bons », en témoigne.

Au rythme de cette intervention, les écoliers de Saint-Yves ont pu découvrir l’environnement népalais, les destructions dues aux récents séismes, la pauvreté mais aussi la joie de vivre. Ce qui a quelque peu aiguisé leur curiosité pour la suite.
Une suite qui se concrétisera aussi par une collecte de fournitures scolaires et de vêtements qu’Annie Raymond-Lemée leur apportera et distribuera. Le fondateur de l’orphelinat, Ramchandra Das, viendra en France en mai. Sa venue pourrait déboucher sur une visite à l’école Saint-Yves.

En mai, le directeur de l’orphelinat népalais sera accompagné de quelques enfants et de produits qui seront mis en vente au profit de l’ashram. Une journée rencontre, ouverte à tous, sera alors organisée.

Ouest-France  

Jugon-Katmandou

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