Nouveau voyage Happymalaya

Dernière occasion de vivre se voyage extraordinaire

Du 26 février au 18 mars, rejoignez Ramchandra au cœur de sa vie et de son œuvre. Une façon de découvrir le Népal hors des sentiers battus et au cœur des gens !

Au programme :

  • Séjour à Katmandou, premier ashram du SAYM construit autour de la petite maison de pierres du début.
  • Passage à Pokhara, aux pieds des Himalayas, pour découvrir cette ville posée au bord d’un lac et faire une transition avant de rejoindre Gulmi et ses hauteurs.

  • Séjour de 9 jours à Gulmi au Sri Aurobindo Tapobhumi, le nid d’aigle himalayen, ermitage développé dans un esprit d’eco-convivialitétant dans ses infrastructures que par le style de vie offert. Un temps de partage et de rencontre extraordinaire avec Ramchandra !

  • Passage à Teraï, l’ashram des plaines du sud du Népal, environ 200 km à l’est de Katmandou, près des berges de la rivière sacrée Narayani, au cœur des rizières et des villages typiques agricoles.

Une aventure inspirante et dilatante pour tous ceux qui l’ont vécu !

Tarif exceptionnel de 1698 € les 3 semaines, valable jusqu’au 22 décembre dans la limite des places disponibles.
Prix incluant : le billet d’avion, l’hébergement, l’alimentation végétarienne cuisinée entièrement avec les produits bios des fermes de l’ashram, sauf 4 repas libres à Pokhara, les transports (aéroports et transits), les activités (Yoga, Bhajans, Yoga Nidra, Histoires et Satsangs), et l’adhésion à l’association des Enfants de Ram.

=> Pour en savoir plus

Nouvelles de Teraï

Du bleu partout

Au bout du chemin de sable jaune, après avoir passé les maisonnettes dans lesquelles le temps semble s’être arrêté, les deux mois qui viennent de s’écouler ont été bien chargés.

Niché dans le vert intense du climat tropical du Terai, la bâtiment principal de l’ashram en a vu de toutes les couleurs. Petits et grands, de 7 à 67 ans, tout le monde a contribué à sa manière, avec son grand cœur pour faire du quotidien un cadeau de vie à chaque instant.

La sagesse et la sérénité de la peinture bleue ont masqué les traces de la vie trépidante de ces 15 dernières années. Ce bleu intense est maintenant témoin des nouvelles aventures que nous réservent le quotidien.
Le bleu est partout. De la cuisine du rez de chaussée jusqu’aux classes du 2 eme étage. Il aura fallu des litres de peinture, des heures de rouleau parsemés de quelques petites erreurs rattrapables au pinceau pour en venir à bout.

La nouvelle cuisine

La cuisine, ce n’est pas Schmidt mais presque. Rangement et aménagement ont été les lignes directrices pour faire de ce lieu au cœur du quotidien un espace de travail plus pratique et agréable. Plein de nouveaux équipements ont été installés. Roma Didi et Gita Boini sont maintenant complètement équipées pour concocter leurs merveilleux petits plats qui ravient nos papilles chaque jour.
Et pour le bonheur de tous mais surtout des enfants … momos aux légumes du jardin et des kulfis au lait frais de vache sont aussi réalisables pour les jours de fête !

Nouvelle année

Pour fêter la nouvelle année, un petit tournoi a été organisé. Même si le football reste roi, la course à sac et le relais d’eau ont connu un franc succès ! Une journée qui s’est fini en douceur dans le jardin autour d’un mix des plats favoris des enfants après une remise des prix joyeuse.

Les enfants ont changé de classe. Il a fallu dire aurevoir aux grands et accueillir les petits nouveaux plein d’énergie. Tout cela s’est fait avec naturel. La nouvelle année scolaire a débuté joyeusement, dans des classes toutes équipées de beaux bureaux et des nouveaux professeurs plein de bonne volonté. L’excitation était palpable.

Le show room du Terai est en voie de finalisation. Après moultes péripéties, l’ancienne réserve d’outils ñ prend de plus en plus l’allure d’un bel espace pour accueillir les nombreux visiteurs du temple. On attend l’ouverture avec impatience !

Les chambres de la guesthouse ont fait peau neuve : peinture, sol, plomberie, rideaux et literie. Tout est prêt pour accueillir comme il se doit les invités. On ne saurait attendre!

De nouvelles recettes ont été créées pour valoriser au mieux les merveilles du jardin de Kolhuwa. Confitures de papaye/gingembre ou bananes/cannelle, Fruits séchés (bananes, mangues, ..), fleurs d’hibiscus séchées pour des boissons chaudes ou froides ou encore fromage au lait de vache. Tout est disponible au marché de Katmandou le samedi.

Ces deux mois sont passés bien vite tant le quotidien y est riche. Beaucoup de changements en peu de temps mais finalement un lieu toujours aussi calme et serein. La cloche continue de rythmer les rendez vous du quotidien, les vaches restent impasibles à toute l’agitation extérieure et donnent leur lait généreusement, les chants et la méditation apportent recueillement tous les soirs et les enfants ne rateraient pour rien au monde leur match de foot avant le dîner. Il nous tarde juste d’y retourner.

Jugon-Katmandou

7 588 km les séparent et pourtant une passerelle se construit entre les petits Jugonnais et les Népalais. Une enseignante fait le lien entre les deux pays.

L’initiative

Ils ont les yeux fixés sur la mappemonde et se rendent compte qu’à cinq heures de décalage horaire de chez eux, des enfants de leur âge vont en classe, partagent les mêmes préoccupations, aiment la danse et la musique et jouent au foot et au ping-pong.

Un lien amical est en train de se tisser grâce à l’initiative de leur enseignant, Yann Caoudal, directeur de l’école Saint-Yves.
Il leur a proposé un rapprochement épistolaire et une connexion internet avec l’école d’un orphelinat (ashram) de Katmandou.

Annie Raymond-Lemée, elle-même enseignante, sera le trait d’union entre les deux établissements. De retour de Katmandou où elle a séjourné de mi-septembre à mi-décembre, et où elle retournera en février, elle leur a présenté ce qu’est la vie d’un élève au pied de l’Everest.

Des enfants orphelins ou très pauvres

Créé par Ramchandra Das, l’établissement népalais compte une centaine d’élèves, âgés de 4 à 16 ans. Seize échangeront avec les jeunes Jugonnais.

Annie Raymond-Lemée a distribué des lettres écrites par les jeunes Népalais. Un film où l’on voit des jeunes rieurs et où on les entend chanter pour leurs amis Jugonnais une comptine en français a été projeté. Ainsi, les enfants ont pris connaissance du quotidien de leurs correspondants.
« Quand on arrive là-bas, c’est le total dépaysement. J’avais envie de donner de mon temps autrement à des enfants et je suis partie dans cette région que je ne connaissais pas encore. J’ai découvert des gens philosophes et des enfants très matures, a relaté l’enseignante qui s’est dite, souvent surprise par leur motivation à apprendre et leur aptitude à réfléchir sur leur propre existence. »
D’ailleurs, le message qu’ils ont adressé aux jeunes Français : « Ne soyez pas paresseux. Soyez bons », en témoigne.

Au rythme de cette intervention, les écoliers de Saint-Yves ont pu découvrir l’environnement népalais, les destructions dues aux récents séismes, la pauvreté mais aussi la joie de vivre. Ce qui a quelque peu aiguisé leur curiosité pour la suite.
Une suite qui se concrétisera aussi par une collecte de fournitures scolaires et de vêtements qu’Annie Raymond-Lemée leur apportera et distribuera. Le fondateur de l’orphelinat, Ramchandra Das, viendra en France en mai. Sa venue pourrait déboucher sur une visite à l’école Saint-Yves.

En mai, le directeur de l’orphelinat népalais sera accompagné de quelques enfants et de produits qui seront mis en vente au profit de l’ashram. Une journée rencontre, ouverte à tous, sera alors organisée.

Ouest-France  

Octobre 2017

Extrait du carnet de voyage
La Caravane Enchantée – Himalaya 2017

Nous sommes le 22 octobre, nous devons gravir la montagne qui domine l’ashram et surtout la ville de plus de 1000 mètres. Mais c’est sans compter sur les nuages qui ont pris possession des sommets au petit matin.

Nous partons donc en promenade sur les hauteurs autour de l’ashram.
Nous passons près des sources sacrées.
Un peu plus loin, nous sommes invités à prendre le thé dans un ermitage isolé tenu par un moine bouddhiste. Il a si peu de ressources que nous pouvons penser qu’il gravera la pierre tendre d’ici avec un silex pour consigner notre passage.

Il n’en est rien, il sort de sa petite maison une tablette numérique dernier cri, nous prenant en photos d’une main experte, jouant avec la technologie de pointe comme s’il avait été un des pères fondateurs de Google !

Puis d’ajouter : « il faut rester en contact avec le reste du monde ».

De fait, cette parole fait foi ici : les népalais sont tous adeptes du téléphone portable !

Nous retournons à l’ashram en passant par un magnifique temple abandonné, résultant d’une fortune éphémère… un homme qui officiait comme médium et chez qui les gens se pressaient pour recevoir des perspectives espérées heureuses et autres nouvelles.

Nous traversons un modeste village que le séisme avait rasé.
Tout est pratiquement reconstruit avec des ossatures en béton fortement armé que l’on retrouve partout. Le remplissage des ces ossatures avec des briques de plus ou moins bonne qualité renseigne sur les degré de richesse ou de pauvreté.

Nous rentrons à temps pour le repas.